Meilleure saison
Toute l'année (protection permanente, aucune saison de pêche)
Meilleur moment
Sans objet : la pêche de l'ange de mer est interdite
Niveau
Expert
À propos de l'ange de mer
L'ange de mer est un requin qui se prend pour une raie : corps aplati, larges pectorales en ailes, vie enfouie dans le sable d'où il jaillit sur ses proies. Ce grand prédateur des fonds sableux, qui peut dépasser 2 mètres, était commun sur toutes nos côtes il y a un siècle, au point de donner son nom à la baie des Anges, à Nice. Décimé par le chalutage, il est aujourd'hui classé « en danger critique d'extinction » (CR) par l'UICN et a quasiment disparu des côtes françaises. Sa pêche et sa rétention sont interdites : cette fiche existe pour qu'on sache le reconnaître et le relâcher, pas pour le cibler.
Habitat
Fonds sableux et sablo-vaseux côtiers, de quelques mètres à une centaine de mètres de profondeur, historiquement sur toutes les façades françaises. Les observations actuelles sont exceptionnelles en Méditerranée comme dans le golfe de Gascogne ; les dernières populations européennes viables se concentrent autour des îles Canaries. Il passe la journée enfoui, seuls les yeux et les spiracles dépassant du sédiment.
Techniques de pêche pour l'ange de mer
- Aucune : pêche et rétention interdites (espèce strictement protégée)
- Capture accidentelle possible au surfcasting ou à la palangrotte sur sable
- Identification et signalement aux programmes de suivi scientifique
- Remise à l'eau immédiate, dans l'eau, en cas de capture
Conseils d'expert pour pêcher l'ange de mer
La règle est absolue : pêche et rétention interdites en France et dans toutes les eaux de l'Union européenne. Un ange de mer capturé accidentellement doit être remis à l'eau immédiatement, sans être hissé à bord ni tiré sur le sable si on peut l'éviter.
En cas de capture accidentelle, coupe le bas de ligne au plus près de l'hameçon si celui-ci est engamé, en laissant le poisson dans l'eau : c'est moins traumatisant qu'une extraction forcée, et l'hameçon s'éliminera. Ne le suspends jamais par la queue ou les ouïes.
Manipule avec prudence si le contact est inévitable : malgré son allure placide, l'ange de mer détend brusquement sa mâchoire protractile sur ce qui passe devant sa gueule : c'est un chasseur d'affût aux mâchoires rapides et aux dents pointues.
Apprends à le distinguer d'une raie : les pectorales de l'ange de mer sont nettement séparées de la tête (on voit une « encoche » entre tête et ailes), alors qu'elles sont fusionnées chez les raies. Sa bouche est terminale, à l'avant du museau, pas sous le corps.
Photographie et signale toute observation ou capture accidentelle (date, lieu, taille estimée) à un programme de suivi des élasmobranches ou à ta direction des affaires maritimes : chaque donnée compte pour une espèce dont on ne sait presque plus rien sur nos côtes.
Appâts et leurres efficaces pour l'ange de mer
Sélection testée par l'équipe Peche-Assistant.fr, liens affiliés.
Liens affiliés : ton soutien à Peche-Assistant.fr sans frais supplémentaire.
Questions fréquentes sur la pêche à l'ange de mer
Peut-on pêcher l'ange de mer en France ?
Non, en aucun cas. L'ange de mer est strictement protégé : sa pêche et sa rétention à bord sont interdites en France et dans l'ensemble des eaux de l'Union européenne, pour la pêche de loisir comme pour la pêche professionnelle. Toute capture accidentelle doit être suivie d'une remise à l'eau immédiate. Le débarquer, le conserver ou le vendre constitue une infraction.
Pourquoi l'ange de mer est-il en danger critique ?
Parce qu'il cumule les pires vulnérabilités : un poisson plat côtier qui vit posé sur les fonds chalutables, une croissance lente, une maturité tardive et peu de jeunes par portée. Un siècle de chalutage intensif a suffi à le faire disparaître de la majeure partie de son aire, dont presque toutes les côtes françaises. L'UICN le classe CR (en danger critique d'extinction), le dernier échelon avant l'extinction à l'état sauvage.
Que faire si j'attrape un ange de mer par accident ?
Garde-le dans l'eau autant que possible, coupe le bas de ligne près de l'hameçon plutôt que de forcer l'extraction, et libère-le sans le suspendre ni le traîner. Attention à sa mâchoire : il mord par détente brusque. Ensuite, signale la capture (lieu, date, taille estimée, photo si possible) à un programme de suivi ou aux affaires maritimes : les captures accidentelles sont aujourd'hui la principale source de données sur sa présence résiduelle.
Comment reconnaître un ange de mer d'une raie ?
Trois critères rapides : ses larges nageoires pectorales sont détachées de la tête par une encoche visible (fusionnées chez les raies), sa bouche s'ouvre à l'avant du museau (sous le corps chez les raies), et il nage en ondulant de la queue comme un requin plutôt qu'en battant des « ailes ». C'est bien un requin, de l'ordre des squatiniformes, malgré sa silhouette aplatie de raie.
Reste-t-il des anges de mer sur les côtes françaises ?
Quelques individus, tout au plus : les observations en Méditerranée française et dans le golfe de Gascogne sont devenues exceptionnelles, alors que l'espèce y était commune au début du XXe siècle : la baie des Anges à Nice lui doit son nom. Les dernières populations européennes régulières se trouvent autour des Canaries. Chaque signalement sur nos côtes a donc une vraie valeur scientifique.
