Meilleure saison
Pêche interdite toute l'année
Meilleur moment
Observation nocturne à la lampe, sans capture ni dérangement
Niveau
Expert
À propos de l'apron du rhône
L'apron du Rhône ne se pêche pas : cette fiche existe pour qu'on le reconnaisse et qu'on le laisse tranquille. Ce petit percidé fuselé, couleur de galet, est l'un des poissons les plus menacés d'Europe : endémique du seul bassin du Rhône, il a perdu l'essentiel de son aire au XXe siècle sous l'effet des barrages et de la dégradation des rivières, et il n'en subsiste que des populations fragmentées se comptant en centaines d'individus. Surnommé « roi du Doubs », il chasse la nuit sur les en se confondant avec le fond. Sa pêche, sa capture volontaire, sa destruction et son transport sont interdits par la loi ; le connaître sert à une seule chose : savoir quoi faire si un jour il monte par accident au bout d'une ligne.
Habitat
Endémique du bassin du Rhône : et plats courants peu profonds à fond de galets du Doubs, de la Loue, de la Durance, de l'Ardèche et de quelques affluents, en eau vive et bien oxygénée. Actif la nuit, il passe la journée immobile entre les pierres, dont sa robe marbrée le rend presque indiscernable. La fragmentation de ces populations par les seuils et barrages est la première cause de son déclin.
Techniques de pêche pour l'apron du rhône
- Aucune : la pêche de l'apron est interdite toute l'année
- Observation nocturne discrète depuis la berge (lampe rasante, sans entrer dans l'eau)
- Participation aux suivis scientifiques encadrés (inventaires du plan national d'actions)
- Signalement des observations au conservatoire d'espaces naturels
Conseils d'expert pour pêcher l'apron du rhône
Si tu prends un apron par accident (cela arrive en pêchant le goujon ou la truite sur les radiers) : décroche-le dans l'eau, sans le serrer ni le poser au sec, et relâche-le immédiatement sur place. La relâche immédiate est une obligation légale, pas un geste de courtoisie.
Ne le transporte jamais, même « pour le montrer » ou le photographier plus loin : le transport d'un apron vivant ou mort est interdit au même titre que sa capture.
Apprends à le distinguer avant de pêcher sur son territoire : silhouette très allongée, tête aplatie en coin, deux nageoires dorsales bien séparées, robe beige-brun marquée de 3 à 4 larges bandes sombres obliques. Ni le chabot (trapu, sans écailles apparentes) ni le goujon (barbillons, corps cylindrique) n'ont cette allure de fuseau rayé.
Signale toute observation ou capture accidentelle au Conservatoire d'espaces naturels Rhône-Alpes, qui anime le plan national d'actions : chaque donnée localisée aide à suivre des populations qu'on ne sait plus recenser qu'à quelques centaines d'individus.
Évite de marcher dans les radiers de nuit sur le Doubs, la Loue, la Durance et l'Ardèche en été : c'est là que l'apron chasse et que ses juvéniles se tiennent : le piétinement est une cause de mortalité bien réelle pour une espèce aussi raréfiée.
Appâts et leurres efficaces pour l'apron du rhône
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Questions fréquentes sur la pêche à l'apron du rhône
Peut-on pêcher l'apron du Rhône ?
Non, en aucun cas ni à aucune période : l'apron du Rhône est intégralement protégé en France (arrêté du 8 décembre 1988 fixant la liste des poissons protégés, complété par l'arrêté du 23 avril 2007 sur la protection de ses habitats). Sa pêche, sa capture volontaire, sa destruction, son transport et la dégradation de ses milieux sont interdits et pénalement sanctionnés. Il n'existe ni maille, ni quota, ni saison : l'interdiction est totale.
Que faire si j'attrape un apron par accident ?
Le relâcher immédiatement, sur place, avec le minimum de manipulation : décrochage dans l'eau si possible, mains mouillées, pas de passage dans une épuisette sèche ni de pose sur les galets. Si l'hameçon est engagé profondément, couper le fil au ras plutôt que d'insister. Ensuite, signaler la capture (lieu, date, taille estimée) au conservatoire d'espaces naturels ou à la fédération de pêche départementale : ces données accidentelles sont précieuses pour le suivi de l'espèce.
Comment reconnaître un apron du Rhône ?
Un petit poisson de 15 à 20 cm au corps en fuseau très allongé, presque cylindrique, à tête large et aplatie, avec deux nageoires dorsales nettement séparées et une robe beige à brun-jaune barrée de 3 ou 4 larges bandes sombres obliques. Posé sur le fond, il est quasiment invisible. On le confond parfois avec le chabot, plus trapu et sans cette silhouette étirée, ou avec le goujon, qui porte deux barbillons : l'apron n'en a pas.
Pourquoi l'apron du Rhône est-il si menacé ?
Parce qu'il cumule tous les handicaps : endémique d'un seul bassin, exigeant sur la qualité de l'eau et des fonds de galets, incapable de franchir les barrages qui ont découpé son aire en isolats. Il occupait la majeure partie du bassin du Rhône au début du XXe siècle ; il n'en reste que quelques tronçons sur le Doubs, la Loue, la Durance et l'Ardèche, soit quelques centaines d'individus par population. D'où son classement en danger critique d'extinction (CR) et un plan national d'actions dédié.
Peut-on observer l'apron sans lui nuire ?
Oui, et c'est la seule interaction légale : de nuit, depuis la berge, à la lampe rasante sur les radiers peu profonds où il chasse, on peut l'apercevoir sans entrer dans l'eau ni le capturer. Les sorties d'inventaire organisées dans le cadre du plan national d'actions (animé par le Conservatoire d'espaces naturels Rhône-Alpes) sont le meilleur cadre pour le voir : encadrées, elles transforment la curiosité en donnée scientifique utile.
