Meilleure saison
Pêche interdite toute l'année
Meilleur moment
Observation au printemps, en journée, sur les frayères de graviers
Niveau
Débutant
À propos de la lamproie de planer
La lamproie de Planer est la plus petite des trois lamproies françaises et la seule à passer toute sa vie en eau douce : pas de descente en mer, pas de phase parasite. Ce qu'on voit d'elle, la plupart du temps, ce sont ses larves, les ammocètes, enfouies dans le sable fin des ruisseaux, aveugles et filtreuses pendant cinq à six ans. L'adulte, long d'une quinzaine de centimètres, ne se nourrit plus du tout : il au printemps sur les graviers, puis meurt dans les jours qui suivent. Sa présence signe un ruisseau propre, et c'est à ce titre qu'elle est protégée.
Habitat
Petits ruisseaux de tête de bassin partout en France, là où alternent de graviers (pour la ) et dépôts de sable fin ou de limon (pour les larves). Elle ne quitte jamais son cours d'eau natal : une population entière peut tenir sur quelques centaines de mètres, ce qui la rend très vulnérable au curage, au piétinement du lit et à l'assèchement estival.
Techniques de pêche pour la lamproie de planer
- Pêche interdite, fiche informative uniquement
- Observation des frayères de graviers au printemps
- Repérage des ammocètes dans les dépôts sableux (sans les extraire)
- Inventaire scientifique et pêche électrique sous autorisation préfectorale
Conseils d'expert pour pêcher la lamproie de planer
Si une lamproie de Planer se prend accidentellement sur une pêche au ver en ruisseau, décroche-la dans l'eau, sans la sortir, et relâche-la immédiatement : sa peau nue se blesse au moindre contact avec une main sèche.
Ne confonds pas avec un jeune anguille : la lamproie n'a ni mâchoire ni nageoires paires, mais sept orifices branchiaux alignés derrière l'œil : c'est le critère qui ne trompe jamais.
Adulte, elle mesure au maximum 20 cm et ne se nourrit plus : un « gros » spécimen de 30 cm dans un ruisseau, c'est une lamproie fluviatile, pas une lamproie de Planer.
Évite de piétiner les bancs de sable fin en bordure de ruisseau au printemps et en été : c'est là que vivent les ammocètes, enfoncées de quelques centimètres seulement.
Sa présence est un excellent indicateur de qualité d'eau : un ruisseau à lamproies de Planer héberge presque toujours de la truite fario sauvage, une information plus utile qu'une capture.
Signale une population inconnue à ta fédération départementale de pêche plutôt que de la publier avec des coordonnées précises : ces stations sont fragiles et se détruisent en une journée de travaux.
Appâts et leurres efficaces pour la lamproie de planer
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Questions fréquentes sur la pêche à la lamproie de planer
Quelle est la taille légale de la lamproie de Planer ?
Il n'y en a pas, et la question ne se pose pas : aucune taille minimale de capture n'existe pour cette espèce parce que sa pêche est purement et simplement interdite. Elle est protégée par les arrêtés du 8 décembre 1988 et du 23 avril 2007, qui prohibent la pêche, la destruction et le transport, à quelque taille que ce soit.
Que faire si j'en capture une par accident ?
La relâcher immédiatement, si possible sans la sortir de l'eau. Les captures accidentelles arrivent surtout à la pêche au ver en petit ruisseau ou lors d'une prise d'appâts vifs. Ne la conserve jamais comme vif : le transport d'une espèce protégée est également interdit, même vivante et même pour quelques minutes.
Comment distinguer la lamproie de Planer des deux autres lamproies françaises ?
Par la taille et le mode de vie. La lamproie de Planer plafonne à 20 cm, reste toute sa vie dans le même ruisseau et ne se nourrit pas une fois adulte. La lamproie fluviatile atteint 50 cm et descend en estuaire. La lamproie marine dépasse le mètre, remonte les grands fleuves et porte un disque buccal hérissé de dents cornées bien visibles.
Qu'est-ce qu'une ammocète ?
C'est la larve de lamproie : un petit ver aveugle, sans ventouse fonctionnelle, qui vit enfoui dans les sédiments fins et filtre les particules organiques. Chez la lamproie de Planer, cette phase dure cinq à six ans, soit l'essentiel de la vie de l'animal. L'adulte, lui, ne vit que quelques mois, le temps de frayer.
Pourquoi est-elle protégée alors qu'elle est classée LC par l'UICN ?
Le statut UICN décrit l'état global de l'espèce en Europe, pas ce que la loi autorise. La lamproie de Planer est encore répandue, mais ses populations sont fragmentées : chacune est isolée dans son ruisseau et ne peut pas être recolonisée si elle disparaît. C'est cette fragilité locale, et son inscription à l'annexe II de la directive Habitats, qui justifient sa protection réglementaire.
